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Images aléatoires

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Dimanche 12 avril 2009
Merci Laurie de passer de temps en temps par là, quatre ans après...
Merci Claire...

Au revoir.
Par Axel - Publié dans : Les Choses de la Vie
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Jeudi 9 avril 2009

EGO


L'autre soir, alors que j'étais franchement pas d'humeur, parce qu'un certain appartement m'était passé sous le nez pour raison x, et que je n'avais absolument pas envie de faire des moulinets avec mes bras sur de la musique new age, histoire de m'échauffer, la metteur en scène crut bon de m'asticoter en parlant de mon égo surdimensionné. Ce à quoi je lui répondis:

"Ce soir, vaut mieux pas m'emmerder."

Notez que je n'ai pas remis en cause la remarque concernant mon égo qui est, effectivement, surdimensionné.

Ce texte n'a aucun intérêt littéraire, j'en conviens, mais je voulais clamer à qui voulait bien l'entendre : c'est entendu (justement), faut pas m'emmerder.

Make my day.
- Publié dans : Les Choses de la Vie
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Lundi 6 avril 2009
Sophia est malade. Elle a mal au coeur. Elle ne connait pas cette
expression "avoir mal au coeur". Sophia est italienne. Pour elle, ça
veut dire "être amoureux". Alors oui, elle a mal au coeur. Mal d'être
aussi loin de son amoureux. Mais en fait, c'est la route qui lui donne
la nausée. Alors je lui céde la place du mort et je me place à
l'arrière. Derrière Sophia.



De là où je suis, je peux voir son regard. Dans le rétro. Pas le regard de
Sophia, non. Celui de X. Plus la peine de me tordre le cou, de là où je
suis.



Je passerais des heures entières à sonder ce qu'il se passe au plus profond de ses yeux clairs.



De temps à autre, nos regards se croisent. Alors ses yeux s'amusent,
s'animent. On ne dit rien. Sophia dort. J'aimerais que ce temps-là
reste suspendu. Que le périph soit bouché, qu'un car se soit renversé,
qu'il y ait des milliers de morts, qu'on reste toute la nuit, immobiles, à nous regarder à travers le rétro. Tout serait silencieux autour de nous, on entendrait seulement la respiration de Sophia, qui a tant besoin de se reposer.

Le silence et nous.
Par Axel - Publié dans : Autofictions
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Vendredi 3 avril 2009
C'est bien beau de perdre sept kilogrammes, mais après tu perds tes pantalons et t'as plus assez de trous à ta ceinture. Faut donc racheter une nouvelle paire de pantalon, une autre ceinture. Ou des bretelles. Ou une salopette, comme on a pu me le conseiller. Purée, ça coûte cher de maigrir. Mais je me sens tellement mieux dans mon corps, et dans ma tête. Je peux toucher mes doigts de pieds, bordel. Sans plier les jambes ! Bientôt, je pourrai même m'autofellationner... Je vais un peu loin, là, non ?


(ce fut la séquence "je me la pète", la prochaine fois, je vous parlerai des femmes qui n'arrêtent pas de regarder mon entrejambes, séquence qui sera sponsorisée par les chaussettes Burlington)
Par Axel - Publié dans : Les Choses de la Vie
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Mardi 31 mars 2009

Quelqu'un ? Il y a quelqu'un ? Personne ? Non ?


S'il y a personne, personne n'a besoin de moi ? Quand bien même il y aurait quelqu'un, rechercherait-il mon aide, une oreille pour écouter, une épaule sur laquelle se reposer ?


Je suis utile. (tu n'es pas assez convaincante) Je suis utile. (oui, voilà) Je suis utile.


Toujours personne ? Peut-être devrais-je aller là-bas ? Oui, allons là-bas.


Là-bas, c'est pareil qu'ici. Ou plutôt, ici c'est pareil que là-bas. Personne. Mais j'y pense... le chat ! Le chat ? Il est où le chat ? Le chat ? Le chat ? Miaou miaou ? Il est pas le chat. Con de chat ! J'aurais dû prendre un chien. C'est bête un chien, il aurait toujours besoin de moi.



Cela voudrait-il dire que les gens que j'aide sont bêtes ? Ces gens, sont-ils des chiens en détresse ?


Quelque chose me dit que je me pose trop de questions.


Ça y est, je ressens un besoin. Il est là, oui. Faut que je coure. Oui voilà, une activité physique, pas réfléchir, transpirer, se vider la tête.


Elle court... elle s'arrête.


Ou alors, au lieu de courir, je pourrais trouver quelqu'un avec qui faire l'amour, mais avec qui ? Il n'y a personne ici.


Non non, je n'ai besoin de personne. Personne.


Elle reprend sa course et avant de sortir de scène, fait un arrêt, regarde autour d'elle et finalement sort)

- Publié dans : Untitled Project
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Samedi 28 mars 2009
" Tu les as vus ? Tu les as vus ? Ils sont trop nombreux, ils sont tous fous ! Je suis pas psychiatre, moi. Je suis pas psychiatre. Je peux rien faire pour eux. Ils sont tous fous. Ville de fous. Il faudrait tous les abattre. Mais je laisse ça à d'autres. Je ne suis pas fou. Je laisse ça à d'autres. J'ai mes affaires à faire. Ça me suffit bien assez. Il est quelle heure ? Ils sont tous fous. Ils sont tous fous. "

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Mercredi 25 mars 2009
Je ne savais pas à quoi m'attendre. Non, en fait, je ne m'attendais à rien. Il avait dit ce texte, il jouait ce gars timide, à la recherche du Fighting Spirit, un peu à côté de ses pompes, il m'avait fait marrer, mais voilà, je ne lui avais jamais parlé en vrai, il était dans son coin, à nous observer, à faire le gars mystérieux...

Et puis j'avais ce texte de Brecht...

La metteur en scène, elle voulait me bousculer, voir ce que j'avais dans les tripes. Alors elle lui a demandé d'aller sur le plateau avec moi, et de m'empêcher par tous les moyens de le dire, mon texte. En répétant "Tais-toi'. Et toutes les variantes qui vont avec.

Ce mec, il arrêtait pas de bégayer, l'instant d'avant. De regarder ses pieds, de se triturer les cheveux, de se malaxer les mains. Ok, bon, on va jouer ensemble, je dis mon texte, il me dit de me taire, ok, on y va.

Ce mec, à peine j'avais commencé, c'était plus le même mec. Son regard était noir... "Tais-toi" qu'il me dit entre ses dents. "Tais-toi". De plus en plus fort. Sa voix couvrait la mienne. Il s'est approché de moi, a mis sa main devant ma bouche. "Tais-toi". Il se l'était lavée avant, heureusement. Je sens encore le parfum du savon de Marseille. Je me suis débattue, me suis libérée, il a pris mon bras, en le serrant fort. Mais c'est qui ce mec ? "Tu vas la fermer ?" Il s'est saisi de mes deux poignets. Il m'a fait mal. Trois jours après, je les avais encore les putains de marques sur mes poignets. Merde, mais c'est qui ce mec ? Je lui ai foutu une torgnolle. Dans sa gueule. Mais la baffe, c'était pas moi qui lui ai donnée. C'était mon personnage. Et bordel, même avec la baffe, ça l'a pas démonté... Et la metteur en scène nous a fait arrêter. Comme ça. Apparemment satisfaite du sale coup qu'elle venait de me jouer.

Trois jours, je l'ai eue la marque. Sur mes poignets. Mais c'est qui ce mec ? Je n'ai plus su quoi penser. Et Verena qui voulait qu'on joue une scène avec lui, un "Huis Clos" où mon personnage devait le charmer, lui monter dessus. Mais ce mec-là, c'était un psychopathe, j'ai pensé. Et puis je me suis laissée convaincre. Le cours suivant, il était pas là. J'ai appris qu'il avait été à deux doigts de tout quitter, pas à cause de la majestueuse claque que je lui avais assénée, je fus rassurée de ce côté-là. Et puis il est quand même revenu. Et on lui a proposé. Et il a accepté.

On a répété chez moi. C'est grand chez moi, y a du café, y a la vue sur les quais de Seine, je m'y plais bien. Verena n'est pas tout de suite arrivée. Mais lui, il était là. On a discuté. Mais pas de la fameuse scène, pas du "Tais-toi". Ce mec, il n'avait pas l'air de se coiffer le matin. Et c'était même pas un style qu'il se donnait.

- J'arrive pas à me coiffer, je ne sais plus quoi faire.

Verena n'est finalement pas venue. Verena est la seule du cours à être une vraie comédienne. Je veux dire, elle veut en faire son métier. Verena n'est pas venue parce qu'elle est actrice. Genre Diva. Mais c'est pour ça qu'on l'aime.

On a donc répété sans elle. Je l'ai charmé, je suis monté à califourchon sur lui, comme prévu. Il a eu un blanc, il ne connaissait pas la suite de son texte. Moi non plus.

-Tais-toi ?

J'ai souri quand il m'a dit ça. On est resté immobile, à se regarder comme ça. Il a des yeux tout à fait communs. Mais... mais...

Le chat, mon gros chat, s'est frotté contre sa jambe. Il a retenu un éternuement. Je lui ai quand même dit "A tes souhaits". Il a retenu un second éternuement. Je lui ai dit " A tes amours". (oui, c'est... cheap ? je sais, je sais, je n'ai jamais été douée en impro, c'est toujours mieux dans les films).

Il m'a alors soulevée, m'a reposée par terre, s'est mouché, est allé prendre sa veste, a ouvert la porte d'entrée, s'est retourné vers moi, s'est approché et m'a embrassée. Sans la langue. Si, y avait un petit bout de langue, quand même.


Cinq mois plus tard, je m'amuse à me coucher sur lui après l'amour et à compter les quatre poils blancs qu'il a sur le torse. Et il aime pas ça quand je le lui fais remarquer.

- Tais-toi.

J'ai ajouté "mon coeur" dans le titre, parce que j'aime bien cette chanson. Lui, il ne m'appelle pas Mon Coeur. Il m'appelle autrement. Il m'appelle











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Dimanche 22 mars 2009
"Prends une seconde. N'importe laquelle. Celle-là, tiens.
Réunis en un même lieu ceux qui se sont arrêtés d'agir, un instant, ceux qui sont partis, ailleurs, perdus dans leurs pensées, la tête en l'air.
Un instantané, un polaroïd, capturer leurs rêves, les engloutir.
Et mourir."


C'est la pluie, sont-ce ses pleurs ?
Son rimmel coule.
Je la serre dans mes bras.
Elle laisse les empreintes de ses mains sur mes omoplates.
Silence.
Un moment.
Un petit moment.

Vernis à ongles rouge sur ses ongles de pied.
Robe qui vole.
En apesanteur.
Elle ne touche plus terre. Elle ne touche plus l'herbe verte encore mouillée par la rosée. Ou bien est-ce la pluie, je ne sais plus.

Elle se met à parler. A tout raconter.
Je perds le fil.
Je n'écoute plus rien.
Je la contemple.

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Jeudi 19 mars 2009
- Dis-moi, qu'est-ce que tu en penses ?

- J'aime pas quand on me pose ce genre de questions. C'est comme si on attendait que je dise une vérité, sur laquelle on ne pourrait jamais revenir. Mais comme c'est toi, je vais faire un effort... Alors... Moi ce que je dis, c'est... euh... La vérité, c'est que... je ne sais pas... je ne me suis jamais posé la question. Oui, je veux avoir des enfants, mais... si jamais je ne trouvais pas la personne, est-ce que j'aurais les tripes d'en faire un toute seule. La vérité, c'est que... mon côté idéaliste ou que sais-je, j'ai toujours été persuadée que je rencontrerais La personne. Je ne devrais pas te dire ça. Surtout maintenant. Dis-moi, qu'est-ce que tu en penses ?

- Ce que j'en pense ? (sourire) Je n'aime pas non plus quand on me pose ce genre de questions. C'est comme... je commence ma phrase, mais je ne sais pas si je vais la terminer. Les idées s'entrechoquent, y pas de synthèse qui se fait rapidement, comme ça (claquement de doigt)... J'ai l'impression... J'ai l'impression d'être un imposteur, comment dire... comment dire... je ne trouve plus le mot. Tu vois ? Non, j'ai l'impression que... parce que je ne trouverais pas la phrase juste, on penserait que je suis totalement vide, vois-tu ? Alors qu'à l'intérieur, dedans ma tête, c'est le maëlstrom.

- J'aime. Je préfère les gens qui hésitent, qui ne savent pas exactement comment ils vont dire les choses. Ça veut dire, que ce que tu veux dire est vrai, que tu ne triches pas. Tu pèses les mots, tu connais leur importance, tu ne brasses pas du vent comme ceux qui n'arrêtent pas de parler. Blah Blah Blah... Tes mots ont de la valeur. Et le silence. Les silences. (silence) (sourire) Maëlstrom... j'aime cette image. (silence) J'aime.

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Lundi 16 mars 2009
On s'est embrassé une première fois dans le métro, station Pont Neuf.

Elle a ri. Je ne sais plus pourquoi. Si. Je sais pourquoi. Je l'ai regardée. Dans les yeux. Aucune fuite n'était possible. Elle m'a regardé. C'est comme si elle avait entendu mes pensées. Damn', she can read in my mind ! No way !

Nous étions assis côte à côte, obligés de tourner la tête pour nous plonger dans le regard de l'autre - comme j'y vais avec mes métaphores à deux balles -. Nos visages se transformèrent en aimant, ne purent résister à cette force incommensurable, incomparable. On ne s'est pas cogné la tête, non. Il n'y eut aucune anicroche ni coïtus interruptus causé par un quelconque joueur de banjo entré par inadvertance dans notre rame de métro.

- Le romantisme s'est barré, bordel, où c'est qu'il est ?

C'est ce que vous vous dites en lisant l'expression "coïtus interruptus"... Je vous rassure, c'était seulement une image... imagée ?

Me voilà qui détaille, qui raconte (écrit) n'importe quoi.

- Y-a-t-il une différence ?
- Entre quoi et quoi ?
- Ben, ça et le reste ?

Tout va prendre un sens.

Un jour, lors de l'une de mes fameuses pérégrinations voyagesques (?), je me procurai ce magnifique carnet Moleskine, sur lequel je suis présentement en train d'écrire cette si précieuse prose (carnet que j'aurais pu acheter dans n'importe quelle Fnac, oui je sais, mais dire que je l'ai acheté dans la Librairie Française sur Rockfeller Plaza à NYC, juste avant sa fermeture définitive, ça claque mieux mamie, quand même). Et je m'étais persuadé que si j'écrivais mes rêves les plus fous (ou pas) sur ces lignes, ils se réaliseraient.

Et là, ce qu'il s'est passé ce soir même, certes, je suis en train de l'écrire, mais ça s'est vraiment passé ! Plus besoin d'écrire pour que les choses se produisent.

Ce soir, je l'ai embrassée, demain, je la nique.




Si je l'ai écrit, ça va pas arriver, hein ?

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